J’ai fait un rêve : le RER A n’était jamais en grève, jamais en panne, il n’y avait aucun incident voyageurs, aucun malaise, pas de suicides sur les voies, de rames bondées, je ne voyageais jamais au petit matin avec les effluves d’après-rasage de mon voisin dans le nez,  je pouvais lire mon journal tout déplié, tranquillement assise d’un bout à l’autre de mon trajet domicile-travail, je ne me demandais jamais si j’arriverai à l’heure à la réunion d’école de ma fille, etc. etc. Un bonheur de rêve.
En me réveillant, le RER A en était à son 14ème jour de grève, le trafic était toujours nul en dehors des heures de pointe et pour le 14ème jour consécutif, j’ai dû prendre le métro puis le bus qui se tortille d’une banlieue à l’autre pour aller travailler à Rueil-Malmaison (1h30 de trajet au lieu d’une demie-heure).
Mais une fois dans les couloirs de la RATP, je ne savais plus trop bien si mon périple n’était qu’ un vilain cauchemar ou si Mickey et la régie publicitaire de la RATP se fichaient de moi : de belles et grandes affiches 4×3  jalonnent en ce moment même les couloirs du métro, et en grandes lettres étincellantes, on peut y lire  :
RER DESTINATION REVE.  Et au cas où je  comprendrais mieux l’anglais :
RER DESTINATION DREAMS . Ils ont osé !
Une pub pour Disneyland Paris desservi par le RER A, quand il n’est pas en grève ou en carafe… I had a dream : qu’en 2010, le RER A fasse des étincelles et fonctionne normalement.

Une dirigeante de France Télécom prend la tête de SNCF Voyages. Et comme depuis quelques mois, dès que l’on prononce le nom de France Télécom, on pense… suicides, on se demande quelle nouvelle grève pend aux nez des voyageurs.  Barbara Dalibard, directrice exécutive d’Orange Business Services vient en effet d’être nommée par Guillaume Pépy pour  succéder à Mireille Faugère, mise au placard fin novembre.
“France Télécom c’est l’exemple à suivre” disait il y a quelques mois le président de la SNCF. Vraiment ?

Après 30 ans de carrière chez l’opérateur téléphonique, cette agrégée de mathématiques et diplômée de l’Ecole nationale supérieure des télécommunications va devoir relever le défi de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire international et notamment le fameux pré carré du TGV puisque SNCF Voyages coiffe les grandes lignes et la grande vitesse. À priori, elle sait faire : chez Orange, elle a montré les dents sur le segment très concurrentiel de la téléphonie internationale. À la SNCF, espérons que les agents ne verront pas trop rouge.

Déverser du lait sur la chaussée, ça fait peut-être rire les vaches, mais au final, ça ne sert pas à grand chose. Menacer de bloquer les centres de distribution alimentaire juste avant les fêtes de Noël, ça a bien plus de poids. La preuve : le gouvernement convoque urbi et orbi des négociations marathon pour éviter le Grand soir des routiers le 13 décembre, nomme trois médiateurs et fait des propositions aux patrons en leur offrant une “ristourne” sur la taxe carbone.
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd  :  les producteurs laitiers surveillent les négociations du transport routier comme le lait sur le feu et ont compris que leurs voix serait peut-être mieux entendues si eux aussi, bloquaient tout, mais avec les chauffeurs routiers ! “On va changer de tactique. On va tout bloquer. On est en train de discuter avec les routiers”, a affirmé Pascal Massol, président de l’Association des producteurs laitiers indépendants (APLI).

Pour rappel, les éleveurs réclament aux distributeurs un prix minimum entre 350 et 400 euros les 1 000 litres (contre 260 à 280 euros actuellement en France). Les
500 000 salariés du transport routier de marchandises, eux,  réclament 10 euros bruts de l’heure pour le coefficient 150, + 4% pour toute la grille, + 4% pour les frais de déplacement, un 13ème mois pour tous, une grille d’ancienneté identique pour tous et la mise en place d’une mutuelle conventionnelle. Prennent-ils vraiment leurs patrons pour des vaches à lait ou leurs revendications sont-elles justifiées ? Vos commentaires.

Pied de nez au sommet de Copenhague ? Le jour où les représentants de 192 pays se réunissent dans la capitale danoise pour tenter de sauver la planète, le milliardaire britannique Richard Branson dévoile son SpaceShipTwo. La navette de Virgin Galactic, la compagnie aérospatiale qui expédiera en orbite des touristes prêts à débourser une fortune pour s’envoyer en l’air dans l’espace.
Cette navette de riches sera transportée dans l’espace par “Eve”, une fusée qui pourra voler à une altitude d’un peu plus de 15 kilomètres (50 000 pieds). Une fois propulsées à cette altitude, la fusée et la navette se sépareront et les touristes de l’air se retrouveront en apesanteur pendant cinq minutes, dans une cabine percée de hublots sur les côtés et au plafond. “Offres spéciales pour l’Islande, la Thaïlande et… l’espace orbital”, promettent déjà les agents de voyages.
Trois cents touristes pas très écolo responsables auraient déjà versé 40 millions de dollars d’avances pour tenter l’aventure. Les premiers essais sont prévus pour 2010, les premiers vols commerciaux entre 2011 et 2012. Les experts aérospatiaux sont convaincus que les vols dans l’espace constitueront la prochaine génération de vols commerciaux. Chouette, déjà qu’à Copenhague, on va s’interroger sur les vols des compagnies low cost qui multiplient les voyages moins chers qu’une course de taxi et contribuent à l’augmentation des gaz à effets de serre…

Heureusement que les vols intergalactiques coûteront 200 000 dollars pour un vol de 2h30, ça limitera les dégâts. “Dans un premier temps, les vols spatiaux seront rares et chers, mais avec le temps, disons une centaine d’années, aller d’un endroit à l’autre de la Terre en utilisant des navettes spatiales, devrait devenir la routine”, estime le directeur de Space Services, l’entreprise spécialisée dans les funérailles spatiales qui avait envoyé dans l’espace, en 2007, les cendres de l’acteur James Doohan – Scotty dans la série Star Trek. “L’être humain cherche toujours (une nouvelle) frontière et l’espace est vraiment la prochaine pour l’humanité”, conclut le gourou des voyages post mortem dans le cosmos.  Oui, c’est peut-être le seul endroit où il fera encore bon vivre dans une centaine d’années.

Triez vos déchets qu’ils nous disent, la poubelle verte pour les ordures organiques, la jaune pour les emballages, les boîtes de conserve, les journaux, les papiers etc.  Dans le métro parisien, même topo : la poubelle métallique  pour les recyclables, la verte pour le reste.  A peu près disciplinés, les usagers de la RATP jettent là où on leur dit de jeter. Seulement, ça ne sert rien, nous apprend le Canard Enchaîné.
Notre palmipède préféré a pris la régie le doigts dans le vide-ordure (dixit). A la fin de la journée, les éboueurs du métro ne font pas le tri : jaune, vert, ou en métal même combat, tout part dans la même benne ! “Nous manquons de place pour stocker les papiers entre deux collectes de recyclage” , a expliqué la direction de la RATP au Canard. Conclusion : ne vous  mélangez plus les palmes. Dans le métro,  jetez vos ordures là où vous voudrez, de toutes les manières, le tri sélectif dans les transports, c’est de l’esbroufe, ça ne sert à rien d’autre qu’à afficher la “green attitude”.

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